Association Bretonne de Tai ji Quan & Disciplines Internes

Questions/ Reponses
   

 

3.- Est-ce un art martial à la base ou un sport de combat ?

On note une chose dans votre question qui n’existe pas en Chine. La civilisation chinoise est éminemment pragmatique. La notion de sport de combat au XIXème siècle n’existait pas encore au sens où nous l’entendons. Ces techniques se placent dans des systèmes de survie. Pour comprendre cela on peut faire un parallèle avec les samouraïs japonais.
Bien entendu les joutes pouvaient exister à l’intérieur d’une école, mais les confrontations à l’extérieur des écoles étaient toujours autrement risquées pour la vie des pratiquants. De plus il n’était pas question de montrer son savoir-faire ou ses aptitudes. La notion de secret des techniques était primordiale, ainsi on ne devait pas dévoiler ce qui était enseigné dans les Kwoons (écoles).
C’est bien plus en termes d’art martial que nous devons répondre à la question posée. La famille Yang était d’ailleurs chargée d’une partie de la formation aux instructeurs de la garde impériale, jusqu’au début du XXème siècle. Cette garde impériale correspond à l’équivalent de notre “G.I.G.N.” pour sa formation.
Kenji Tokitsu dit très justement dans l’article dont nous avons déjà parlé et paru dans la revue Arts Martiaux de Janvier 2002 :

“En tout cas, le taichi chuan comme discipline martiale s'est constitué à la fin du 19ème siècle et a gagné rapidement une grande notoriété à Pékin, la capitale de la Chine. Pourquoi cela a-t-il été possible ? Une des raisons les plus évidentes : était que l'adepte pratiquant le taichi chuan était fort en combat. Autrement il aurait été impossible de se faire une si grande place parmi des disciplines en place depuis plusieurs siècles.”

in revue Arts Martiaux de Janvier 2002 article de Kenji Tokitsu.

 

   

 

 
 
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