4.-
Peut-on considérer que la création du taiji quan fut
le fait d’une seule personne ou bien est le résultat
d’une multitude d’efforts qui furent mis en commun ?
À
cette question, j’y ai déjà partiellement répondu.
Toutefois je me suis arrêté à la notion de fondateurs
de la discipline. On peut pousser plus loin au niveau des écoles
et plus précisément au niveau des familles.
Il existe cinq écoles principales de Taiji quan, si nous nous
référons aux historiens officiels. On peut dire sans
grand risque d’erreur qu’il en existe exactement six,
si nous tenons compte d’une école qu’on oublie
toujours de présenter, celle du Wudang shan, transmise par
Wang Zongyue (ou Zongyue) qui vécut sous la dynastie des Ming
(1368 - 1644) à Xian dans le Shenxi, c’était un
étudiant direct de la lignée de Zhang Sanfeng.
Aujourd’hui encore cette école reste pour bon nombre
de pratiquants totalement méconnus.
Bien que les mouvements rappellent le style Yang, ils sont beaucoup
plus circulaires et puissants et contiennent des éléments
qui manquent justement au style Yang, Chen, Wu et Hao. le rythme d’exécution
des enchaînements fait varier lenteur et rapidité. On
ne retrouve pas comme dans la pratique des autres styles celle linéarité
dans le déroulement des séquences.
La pratique se fait en respectant les principes essentiels des méthodes
taoïstes d'alchimie intérieure : respiration abdominale
profonde, activation des points d'acupuncture Lao gong dans les mains
("inspirer" et "expirer" par la paume des mains)
et mise en route de Xiao Zhoutian (l'“orbite microcosmique”)
et grande “circulation céleste”. La ratique du
Wudangshan consiste en une gestion raisonnée de l'espace et
du temps, une utilisation parfaitement équilibrée d'intelligentes
stratégies de combat et de défense, avec une grande
diversité d'armes qui peuvent s'utiliser sous différents
angles et distances, selon le moment et l'opportunité. Les
techniques de base sont essentiellement destinées à
la lutte à courte distance, en ce que le principe de chan (adhérence).
Par la suite il est étudié différents coups plus
larges pour faire travailler le centre et augmenter son rayon d’action.
Le travail des pieds inclue des “clés” du genou
sur le genou ou mollet de l'adversaire. On a recours également
à différentes techniques de jambes et pieds
Un proverbe du Taoïsme rappelle que “l'enseignement initial
vient du Maître, mais les découvertes ultérieures
sont à faire par l'élève lui-même.”
Selon cette idée, les mouvements du Wudang Taiji sont une simple
suggestion, une piste que nous devons chercher, découvrir et,
pour laquelle il n'existe qu'un secret : la pratique.
La saveur du Wudang Taiji est totalement taoïste. Il ne semble
pas contenir d'éléments étrangers provenant d’un
passé reculé. le Grand Maître Cheng
Ting Hua* (1848-1900), expert en Baguazhang, le recommanda
au fameux Maître Sun Lutang** (1861-1932)
que se rendit à Wudang, sachant que, sans cela, il ne serait
jamais capable d'atteindre les aspects supérieurs de son art.
_______________________
* Cheng Ting Hua [Ch'eng T'ing Hua] aussi
connu sous le nom de Ch'eng Ying-Fang. Il fut l'un des deux plus proches
élèves du Grand Maître fondateur du Bagua zhang
moderne Dong Hai Chuan [T'ung Hai-Ch'uan].
** Sun Lutang (1861-1932) Il découvre
le Xingyi quan « boxe du corps et de la pensée »
en 1875 sous la direction d'un disciple de Guo Yunseng : Li Kouei-Yuan.
Par la suite il étudiera sous la tutelle de Guo Weizhen (Kuo)
lui-même et il fut un disciple de à la fin du XIXème
siècle.
Sun Lutang se mit à l’étude du Bagua zhang «
boxe des huit trigrammes » sous la direction de Cheng Ting Hua.
Sun Lutang tout comme pour le Xing Yi quan devint aussi un expert
en bagua zhang « boxe des huit trigrammes ».
Sun Lutang se mit ensuite à pratiquer la boxe du taiji quan
de l'école de Hao (Wu), à partir de laquelle il élabora
un style propre à lui.
Les cinq autres styles de Taiji quan :
Le
style Chen
L'enchaînement fondamental est caractérisé par
une alternance de mouvements lents et souples avec des mouvements
rapides et vigoureux. Aujourd’hui on retrouve dans cette pratique
beaucoup de préparation physique soutenue par un travail très
bas sur les jambes. Cette école s’adresse surtout aux
jeunes qui n’ont aucun problème physique et en particulier
qui ne risquent pas de problèmes de genoux. (De nombreux problèmes
sont en effet à déplorer) On remarque aussi pour ce
style beaucoup de pratique à deux.
Ce qui parait étrange pour ce style c’est que la majorité
des noms de séquences sont bouddhistes, alors que le Taiji
quan est sencément taoïste !
Le
style Yang à ne pas confondre avec celui de la famille Yang.
C'est de loin le plus répandu, plus de 90 % de personnes le
pratiquent dans le monde. Il a été mis au point après
le changement de régime en 1954. L’enchaînement
le plus important comporte 85 mouvements (8 trigrammes + 5 éléments).
Certains enseignants utilisent le nombre de 88 séquences (chiffre
qui s’apparente le mieux à l’infini), d’autres
découpent cet enchaînement en 108 séquences (relation
au chiffre bouddhiste de 108 manifestations).
La famille Yang par l’entremise de YANG Sau chung (premier fils
de YANG Cheng fu) donne pour sa part le chiffre de 124 Séquences.
YANG Sau chung (1909-1985) préfèrait les positions amples,
les techniques de l'enchaînement fondamental sont souples et
ininterrompues, mais les applications martiales sont rapides, puissantes
et vigoureuses.
La pratique de la famille Yang que nous distinguerons toujours du
style Yang (forme officielle ou gouvernementale du Taiji quan) est
proche sur certains points de sa pratique du style de la famille Chen,
elle est toutefois beaucoup plus réaliste, l’axe martial
y est fortement affirmé. Lorsque nous disons officielle ou
gouvernementale ce n’est pas péjoratif. Nous distinguerons
toutefois toujours les deux. Cette distinction n’est pas rendu
evidente parce qu’en Chine par exemple c’est Yang Zheng
duo, un des fils de Yang Cheng fu (créateur du style moderne
de Taiji quan), qui est la personne chargée par le gouvernement
de promouvoir le Taiji quan de style Yang.
La grande différence que nous notons dans cette “forme
officielle ou gouvernementale”, c’est la simplification
des séquences. L’enchaînement en 85 a été
élaboré principalement par Fu Zhong Wen pour permettre
à toute personne désireuse de pratiquer le Taiji quan
de pouvoir le faire sans aucune difficulté.
D’innombrables courants de Taiji quan se réclament aujourd’hui
de la famille Yang. En général ces courants utilisent
le nom Yang pour la renommée qu’elle confère et
n’ont que peu de lien bien souvent avec la pratique du “style
Yang” et encore moins avec celui de la “famille Yang”.
Le
style de Wu Jian quan
Le style Wu est caractérisé par des postures inclinées
en avant et par des mouvements d'ampleur moyenne. Le travail s’effectue
et sur la jambe avant et sur la jambe arrière. Ce style a apporté
au Taiji quan une grande notoriété quand le 17 Janvier
1958 à Macao, un maître âgé Wu Kung yi,
fils de Wu Jian quan, s’est trouvé confronté sur
un ring à un pratiquant réputé de Gong fu (Kung
fu) Chen Ke Fu. Le combat s’est soldé très rapidement
par la défaite du pratiquant de Gong fu de plus de 30 ans le
cadet de ce vieux maître.
C’est de plus le premier style a avoir été présenté
en France, par la parution de l’ouvrage de Sophia Delza en 1963
(voir bibliographie).
Le
style Wu Yuxiang ou Guo Weizhen
Ce style est caractérisé par des techniques d'ampleur
réduite. Le travail s’effectue essentiellement sur la
jambe arrière. Ce style n’est pratiquement plus pratiqué.
Le
style Sun
Petites positions, mouvements agiles et rapides caractérisent
ce style. Si pour pratiquer le grand enchaînement de la famille
Yang en 124 séquences, il faut environ vingt minutes, cet enchaînement
en 98 séquences demande approximativement dix minutes. Ce style
n’est pratiquement plus pratiqué vu sa complexité.
La pratique de l’enchaînement demande à la fois
la compréhension du Taiji quan, celle dû Xing
Yi quan* (Boxe de la forme de la pensée) et celle du
Bagua Zhang** (Paume des huit trigrammes).
Le style de Sun Lu tang est peu pratiqué aujourd’hui.
Et malheureusement lorsque l’on trouve un instructeur on a de
fortes chances de trouver une pratique qui s’apparente de très
loin à ce qui était pratiqué avant la révolution
chinoise de 1949.
Le style le plus répandu est celui en 97 sépquences,
on trouve aussi un enchaînement en 72 séquences et un
pour les compétitions en 40 séquences.
Le
style Sun est caractérisé par l'adresse et l'ingéniosité
dans les mouvements, la fréquence des évolutions changeantes
d'ouverture et de fermeture, la souplesse du jeu des pieds, la libre
succession des avances et des reculs, ce qui lui a valu le nom de
"boxe Taiji souple". Les mouvements sont plus fermés
et que dans l'école Yang que Sun Lutang connaissait bien puisqu’il
fréquentait de pratiquant de l’école Yang et entre
autre Yang Shao hou.
Son école se développa surtout dans les provinces du
Hebei sa région de naissance et du Jiangsu.
Créateur au plein sens du terme d'un système unique.
- Sun Fuquan créa le théorie unique du Xing Yi quan,
du Bagua quan et du Taiji quan qu'il exposa dans le texte le "Quan
Yi shuzhen" (exposé des idées sur l'art du poing)
daté du début du XX siècle.
Bien
d’autres style ont vu le jour depuis. Une boutade les résumes
bien en dit en substance : “on trouve autant de styles que d’enseignants”
_____________________
* XING YI quan prononcé “Hsing
I Ch'uan” est un ancien art martial chinois avec une histoire
qui remonte au moins à la dynastie des Ming (XIVème
à XVIIème siècles A.D.). Le nom signifie la “boxe
de la forme et de la volonté” ou “boxe de la forme
et de l'esprit”. Cet art prend parfois un autre nom, ainsi il
peu parfois s'appeller le “Xin yi Liu he quan” du nom
du créateur du courant musulman de l'école du Henan
(style des 10 animaux), ou les “Six harmonies enfermées
dans une boîte.” Le nom est souvent abrégé
à Xingyi.
-
Les Courants du Xingyi quan
Le Xing yi quan (ou Xing I), malgré ses origines qui le classent
comme le troisième grand style dit interne, a évolué
en style dur mettant en action des mécanismes physiques rapides
et puissants comparables par certains points à ceux du Karaté.
-
Caractéristiques distinctives du Xing yi quan
Comme tous les arts anciens, le Xingyi existe dans divers styles,
mais tous montrent des aspects et des points communs forts. En pratique,
le Xingyi se pratique par un combat linéaire caractéristique,
un déplacement suivant une ligne qui relie le pratiquant au
centre de l'adversaire, avec un mouvement fort vers l'avant actionné
par la force interne.
-
Caractéristiques de la pratique du Xing yi quan
Le Xingyi se pratique comme la plupart des styles internes par la
répétition des formes afin de cultiver la force fondamentale
et la coordination. Cette force et cette coordination fondamentale
sont totalement identiques à d'autres styles internes : pleine
connexion avec la terre, capacité à puiser la force
du sol jusqu'à la partie supérieure du corps et aux
bras. Le caractère distinctif du Xingyi se situe dans la manière
par laquelle ces coordinations sont formées et utilisées.
L'étudiant de Xingyi commence par cinq mouvements fondamentaux
appelés le Wuxing (“cinq formes”), ou Wuquan (“cinq
poings”). Ces mouvements sont baptisés du nom des cinq
éléments de l'alchimie des Taoïstes. Ils sont :
Pi
quan – “poing en métal” ou “poing se
dédoublant”,
Beng quan – “poing en bois” ou " écrasement
du poing”,
Heng quan – “poing de la terre” ou " poing
de croisement”,
Pao quan – “poing du feu” ou " poing de canon”,
Zuan quan – “poing de l'eau” ou " poing de
forage”.
Chaque
poing est un mouvement de plein-corps qui exprime la force, l'ouverture,
et se ferme puissamment dans une voie particulière. Par exemple,
Piquan exprime l'augmentation verticale puis on baisse le mouvement,
alors qu’Hengquan exprime un mouvement rapide en diagonale.
Dans aucun cas, ces “poings” ne sont seulement qu’un
mouvement de la main; tous les mouvements comportent une ouverture
et une fermeture de tout le corps.
La théorie de Xing yi quan se fonde fortement sur certains
principes qui sont tenus pour régir les cinq éléments
(métal, bois, terre, feu et eau) ainsi chaque poing est dit
pour “ détruire ”, “ surmonter ”, ou
“ retenir ”. Le métal surmonte le bois; le bois
surmonte la terre ; la terre surmonte l'eau ; l'eau surmonte le feu
; et le feu surmonte le métal. Réciproquement, chaque
poing “ favorise ”, “ produit ”, ou “
provoque ”. les autres, signifiant qu'il y a une réponse
appropriée à un mouvement prochain qui provient de chaque
poing. Le métal produit l'eau; l'eau produit le bois; le bois
produit le feu; le feu produit la terre et la terre produit le métal.
Les étudiants de Xingyi commencent en pratiquant à plusieurs
reprises les cinq poings et la position de base, pour développer
la puissance et la coordination. Pendant qu'ils avancent, ils apprennent
à incorporer les cinq poings dans un positionnement qui exerce
leur capacité de se déplacer naturellement d'un poing
au prochain. Certains apprennent la forme des douze animaux (dans
quelques styles il y en a seulement dix), qui combinent les cinq poings
et les élaborent dans diverses voies. Ils apprennent également
par la suite les positionnements avec un partenaire dans lesquels
deux associés pratiquent les mouvements fondamentaux par leur
application de l'un contre un des autres.
Les dix ou douze animaux du courant musulman généralement
associés à la pratique en matière de Xingyi sont
: dragon, tigre, singe, cheval, serpent, coq, hirondelle, faucon,
crocodile, autruche, aigle et ours.
**BAGUA
ZHANG
(Pa Kua Chang) Le changement perpétuel
Le Bagua zhang : “Paume des huit trigrammes” qui a commencé
à se faire connaître en France au début des années
80, est sans doute visuellement, le plus étrange des arts martiaux
chinois, que ce soit parmi les disciplines internes (Taiji quan, Xing
Yi quan ou Liu he ba fa quan) que parmi les disciplines externes (kung
fu chuan ou Gong fu quan).
Dans un premier temps, le pratiquant se déplace lentement en
tenant généralement les bras dirigés vers le
centre d’un cercle. Avec la pratique, il se déplace à
grande vitesse, amorce des courbes, décrit des cercles, accomplit
de brusques rotations, plonge, se redresse soudainement, change de
nouveau de direction, d’orientation, et ainsi de suite.
Au premier coup d'œil, ces mouvements circulaires et rapides
ne semblent pas avoir de rapport avec le Xing yi quan ou le Taiji
quan. Ils ont pourtant des racines communes, tant formelles que philosophiques.
Ils sont aussi porteurs du même message.
Bagua signifie littéralement (huit diagrammes) et se réfère
aux huit schémas fondamentaux de lignes parallèles décrites
dans le Yi Jing “Livre des mutations ou transformations”,
condensé de diverses théories, dont certaines remontent
à 800 avant J.-C. Au fil des siècles, l’ouvrage
s'est enrichi de nombreux savoirs traditionnels, de tous ces éléments
qui constituent les racines de la culture chinoise. Les diagrammes
ont pris de plus en plus d'importance et sont devenus les symboles
non de concepts statiques, mais de ces états transitoires qui
permettent l'évolution.
Comme pour le Taiji quan, on ne trouve aucune trace avérée
de la pratique du Bagua zhang avant le XVIIe siècle, mais la
philosophie qui le sous-tend a plus de trois mille ans. Le Bagua zhang
s'est sans doute transmis de maître à élève
pendant des générations. Tout comme les autres arts
martiaux internes, avant de laisser la moindre trace écrite.
L’essence de cette discipline est la transformation. La pratiquer,
c'est “se transformer”. Le taoïsme, sur lequel se
fonde le Bagua zhang, repose en partie sur la conviction que, dans
la nature, tout est dans un état d'évolution perpétuel.
Il faut accepter cette notion de flux permanent pour comprendre la
réalité de ce monde. Toute tentative d'imposer une forme
ou une structure fixe ou immuable ne peut qu'être vaine. Ce
n’est qu'une illusion née de l’incapacité
d'accepter la nature transitoire de l'univers et de la vie humaine.
Le Bagua zhang semble parfois obscur, pourtant il ne repose sur aucune
notion ésotérique. Dans la pratique il se révèle
d’ailleurs extrêmement efficace. Lorsque l'on aborde le
Bagua zhang, il est nécessaire d'en intégrer la forme
et la structure dans les mouvements que l'on effectue.
Le principal objectif du Bagua zhang, comme pour les autres arts martiaux
internes, est finalement le renoncement à toute forme. Comme
ceux du Taiji quan, les exercices du Bagua zhang ne sont pas aisés
à maîtriser.
La pratique du Bagua zhang commence par la marche qui est fondamentale.
“Apprendre les formes ne sert seulement qu’à améliorer
la marche et non l'inverse. Marcher en cercle s’avère
difficile à maîtriser car il faut se rappeler de nombreux
préceptes”.
Le deuxième élément de travail est la position
des paumes. Pour une paume, il y a huit positions possibles, soit
au total 64 combinaisons possibles pour les deux mains. Cela correspond
aux 8 trigrammes et aux 64 hexagrammes du Yi Jing (livre des mutations
ou des transformations – l’un des 5 classiques de la culture
chinoise). Ce travail peut être abordé sous forme de
Qi Gong.
En marchant en cercle et en exécutant les 64 positions, on
se rapproche de l'univers et en définitive on renforce ses
énergies internes appelées Qi.
Ensuite viennent les formes ou Duan. Au début, on pratique
la forme lentement en prêtant attention à l'attitude,
l'intention et l'équilibre. La forme du Bagua zhang diffère
de la pratique du Taiji quan parce qu’elle s’exécute
le long d'un cercle. On apprend ainsi à relier son centre au
centre du cercle, et de cette façon à connaître
la position de son centre.
En pratiquant la forme, on apprend à garder son centre et à
ne pas être perturbé au sens large du mot (on pense ici
au stress quotidien).
La forme originelle du Bagua zhang est composée de 8 parties.
Lors de la pratique, malgré le fait que les postures soient
initialement martiales, on ne pense pas à ces applications.
La forme est là pour nous faire bouger d'une certaine façon
- tourner, s'enrouler, se relâcher puis se contracter. Si on
devient capable d'exécuter ces mouvements plutôt étranges,
les plus complexes d'entre eux deviennent faciles à accomplir.
On apprend les applications plus tard en étudiant la forme
linéaire ou la forme de combat.
On ajoute la pratique aux armes que l’on retrouve dans le Taiji
quan et plus la technique des Double sabre et des poignards en croissant
de Lune.