Association Bretonne de Tai ji Quan & Disciplines Internes

Questions/ Reponses
   

 

6. - Le but du Taiji quan quand il était mis en application, était-il de neutraliser une personne l’immobiliser ou bien la tuer ?

Si nous nous référons aux ouvrages les plus sérieux sur le sujet, nous découvrons qu’il existe plusieurs niveaux pour neutraliser un adversaire. Aujourd’hui les pratiquants pour leur pratique en démonstration et en compétition n’emploient plus que quelques techniques, celle d’utiliser les poussées de l’adversaire et celle de créer des déséquilibres et d’occasionner des blocages de membres avec des clés “Qin na” (Chi na). L’utilisation des frappes sur les articulations et l’utilisation des points ayant disparu, elles ne sont plus appliquées devant un public de néophytes. La tradition fait remonter ces dernières techniques à Zhang Sanfeng. Elle auraient été gardées secrètes, de crainte de ses abus. La technique des points vulnérables “Dian xue” (Dim-mak en cantonnais) consiste à perturber si ce n’est arrêter la circulation du sang ou du souffle de l’adversaire par la percussion précise de points sur son corps. La plupart des points sont référencés en acupuncture. Toutefois certains points, tout en ayant la même localisation, portent des noms différents dans les arts martiaux.

Bien que le Taiji quan ne pratique originellement qu’une seule sorte de points : les points mortels, on distingue plusieurs sortes de points vulnérables. La “ Biographie de Zhang Songxi ” comme “ L'épitaphe à Wang Zhengnan ” en énumèrent quatre catégories :
- les points entraînant l’évanouissement (hun xue),
- les points provoquant le mutisme (ya xue),
- les points mortels (si xue) et
- les points paralysants (ma xue).

On retrouve une analogie de ces techniques dans l’ouvrage “ Bubishi - The bible of Karaté de ” Patrick Mc Carthy aux éditions Charles E. Tuttle Company et en France dans l’important ouvrage du maître Henri Plée sur les Dian Xue ou Dim Mak. “ L'art ultime et sublime des points vitaux ”, Budo éditions / éditions de l'éveil, et dans son dernier ouvrage “ L'art sublime et ultime des points de vie ”, Budo éditions / éditions de l'éveil, 2004.

Là aussi on peut s’étonner dans les techniques du Karaté des dissimulations. Mais il suffit de lire l’introduction du livre de maître Henri Plée pour comprendre certaines réserves (voir les sites internes : http://www.amnistia.net/librairi/amnistia/n22/japon.htm & http://homepage.sunrise.ch/mysunrise/retenez-moi/sciences/unite731.html . On retrouve des analogie dans la pratique du Judo, qui enseignait encore jusqu’à récemment les Kuatsus dans les cours. Tout cet enseignement a aujourd’hui disparu des écoles de Judo. (voir entre autres “ÉTRANGES POUVOIRS - TECHNIQUES SECRÈTES” de Robert LASSERRE, Editions Judo, 1960)

 

   

 

 
 
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